Naloxone (Narcan®)
Antagoniste pur et spécifique des opioïdes, utilisé comme antidote pour traiter la dépression respiratoire causée par un médicament opioïde
Nerf rachidien
Nerf qui prend son origine dans la moelle épinière. Chaque nerf rachidien est rattaché à la moelle épinière par 2 racines : l’une postérieure renfermant les fibres sensitives afférentes qui transmettent les influx vers la moelle épinière ; l’autre antérieure renfermant les fibres motrices efférentes qui transmettent les influx vers les différentes parties du corps
Neurocryostimulation
Procédé antalgique utilisant un gaz (souvent le dioxyde de carbone), refroidi à très basse température (environ -78°C), qui est pulvérisé avec une pression élevée sur une zone douloureuse.
(Synonyme : Cryothérapie gazeuse hyperbare)
Neurolyse
Destruction, le plus souvent chimique, de fibres nerveuses sensitives.
Neuromodulateur
Substance voisine des neurotransmetteurs, qui agit sur la transmission des influx nerveux en la modifiant ; peut être endogène (ex la sérotonine) ou exogène (ex le café)
Neurone
Cellule nerveuse complète comportant le corps cellulaire et ses prolongements ; c’est l’unité structurale et fonctionnelle du système nerveux
Neurone afférent
Neurone qui transmet les influx sensitifs, dont la douleur, du système nerveux périphérique au système nerveux central
(synonyme : neurone sensitif)
Neurone efférent
Neurone qui transmet les influx à partir du système nerveux central (cerveau et moelle épinière) vers les éléments de l’organisme, tels les muscles et les glandes
Neurone en T
Neurone dont le corps cellulaire est situé dans les ganglions rachidiens et a un aspect en T.
Neurone moteur
Neurone efférent qui transmet les influx à partir du système nerveux central vers un organe effecteur (muscle ou glande)
(synonyme : motoneurone)
Neurone post-synaptique
Neurone où un influx électrique est stimulé ou inhibé par des neurotransmetteurs libérés dans la synapse par le neurone pré-synaptique
Neurone pré-synaptique
Neurone qui libère des neurotransmetteurs dans la synapse
Neuropathie
Toute atteinte aux nerfs
Neurostimulation électrique transcutanée (TENS)
Technique antalgique utilisant le concept de la théorie du portillon ; elle consiste, grâce à des électrodes posées dans une région cutanée douloureuse, à déclencher une faible stimulation électrique qui va perturber la transmission des influx douloureux, et aider à supprimer la sensation douloureuse dans la région concernée.
Neurotomie
Section chirurgicale ou chimique d’un nerf périphérique, afin d’interrompre une douleur ressentie sur son trajet. La conséquence est une anesthésie, mais également une paralysie dans le territoire concerné.
(Synonyme : névrotomie, neurolyse)
Neurotransmetteur
Substance chimique libérée par une cellule nerveuse présynaptique lors de l’excitation de celle-ci ; la substance franchit la synapse pour stimuler ou inhiber la cellule postsynaptique (exemple : l’adrénaline)
Névralgie
Douleur siégeant dans le territoire d’un nerf
Névralgie d’Arnold
Douleur chronique de type "névralgique", paroxystique, en éclairs, comme une décharge électrique, avec parfois un fond douloureux; siégeant dans le territoire du nerf grand occipital, partant latéralement de la partie haute de la nuque et remontant jusqu'à l'œil; s'accompagnant d'une douleur à la palpation de l'émergence de ce nerf. La névralgie d’Arnold peut être due à une entorse post-traumatique, à l’arthrose, à un rhumatisme inflammatoire, voire à une anomalie congénitale de la charnière sous-occipitale.
(Synonyme : Névralgie occipitale)
Névrite
Inflammation d’un ou de plusieurs nerfs
NGF (Nerve Growth Factor)
Facteur de croissance nerveuse, dont la synthèse est accrue au cours d’une lésion tissulaire ou d’un processus inflammatoire. Lors de la cascade inflammatoire, le NGF stimule la dégranulation des mastocytes, contribuant à la sensibilisation des nocicepteurs, et donc au développement de l’hyperalgésie
NMDA
Voir Récepteurs NMDA
Nocicepteur
Terminaison nerveuse libre, somatique ou viscérale, sensible à une stimulation douloureuse. Les nocicepteurs réagissent aux atteintes des tissus, mais également aux substances chimiques endogènes. Nocicepteurs silencieux
Fibres qui, en temps normal, véhiculent des informations sensitives non douloureuses (tact, proprioception), mais qui, à l'occasion du développement d'un processus inflammatoire, changent de fonction et deviennent des nocicepteurs. (Synonyme : "sleeping" nocicepteurs)
Nocicepteurs polymodaux
Essentiellement liés aux fibres C, ils sont principalement situés aux niveaux musculaires, tendineux et articulaires. Ils répondent aussi bien à des stimuli thermiques que chimiques ou mécaniques. Ils sont à l’origine de sensations douloureuses durables et peu précises.
Nocicepteurs thermiques
Ce sont des nocicepteurs activés par la chaleur nocive avec des seuils de décharge qui sont variables en fonction des tissus. 42 °C pour la peau, 70° pour la cavité buccale. Ces nocicepteurs sont connectés aux fibres C.
Nociceptine
Peptide endogène, ligand naturel des récepteurs Opioïde-like-1 (ORL-1).
(Synonyme : Orphanine FQ)
Norokine 1
Voir Substance P |