Cet escargot (encore disponible en poster 60x40 cm par simple demande sur ce site) illustre le déroulement des principales étapes d’application d’un protocole antalgique devant une douleur aigue du sujet âgé, dans le cadre d’une prise en charge pluridisciplinaire, notamment en institution. 

 

                 

 


 

La dÉtection DE LA DOULEUR

 

 

Détecter une douleur et en évaluer l’intensité s’inscrivent dans une démarche de soins systématique, qui concerne tout membre de l’équipe au contact du patient.

 

Cette détection doit être possible à tout moment, et fait partie de la prise en charge globale du patient. Chacun, selon sa fonction, doit savoir détecter, évaluer et transmettre une douleur ou une situation douloureuse.

 

En effet, les différents membres de l’équipe pluridisciplinaire (soignants ou non), voient le patient à des moments divers et dans des circonstances différentes : la formation de tous favorise une détection efficace et quasi-permanente.

 

La lutte contre la douleur, renforcée par  l’esprit collectif, devient  alors un projet commun.

 

 

l’Évaluation DE L’INTENSITÉ DOULOUREUSE

 

      Tous les personnels doivent être, au préalable, formés à l’utilisation des diverses échelles d’évaluation de la douleur et de son intensité. Face à une situation douloureuse, l’outil le mieux adapté au patient doit être choisi.

La première évaluation servira de référence quant à l’amélioration ou l’aggravation de la douleur, et permettra d’adapter un traitement efficace selon les résultats des réévaluations successives.

 

 


 

Le traitement DE LA DOULEUR

 

 

Le traitement physique

 

Dans un grand nombre de situations, un traitement non pharmacologique peut se montrer aussi efficace que les médicaments. Nous préconisons de leur donner la priorité et de les systématiser, lorsque c’est possible.

Outre leur efficacité antalgique propre, les traitements physiques ont souvent la préférence de patients âgés. Ils favorisent le rapprochement des patients et des soignants, et les rassurent par le toucher et la parole.

 

Plusieurs techniques antalgiques sont possibles, parmi lesquelles :

 

La  physiothérapie (thermothérapie ou cryothérapie)

 

 


 

La neurocryostimulation

 

 

 

Le massage

 

                              

                                  

L’électroneurostimulation transcutanée (TENS)

 

 

 

 

L’utilisation d’orthèses diverses (immobilisations)

 

 


 

 

 

                             L’utilisation efficiente d’une aide technique

 

                                  

L’installation à visée antalgique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Une bonne technique de transfert

                            

 

 

L’infirmière est au centre de la prise en charge. Elle  prend l’initiative de la mise en application ou non du protocole.  Elle sollicite l’intervention  d’autres acteurs de santé (aide-soignant, kinésithérapeute, ergothérapeute, psychologue, bénévole,…), et fait appel au médecin en cas de besoin, ou pour valider les modalités décidées. 

 

Une Fiche de surveillance assure impérativement la continuité des soins. Elle doit être systématiquement renseignée.

Elle est  présentée au médecin le plus tôt possible. Celui-ci, par sa signature, valide l’application d’un protocole thérapeutique. Cette fiche est incluse dans le dossier de soins du patient.

 

 

 

Le traitement mÉdicamenteux.

 

Il est mis en place si le traitement physique n’est pas suffisamment efficace ou, d’emblée, si l’intensité de la douleur l’exige.

Le protocole antalgique permet, selon la sévérité de la douleur, l’utilisation de médicaments selon les 3 paliers de l’OMS, en respectant les préconisations et recommandations du protocole thérapeutique.